photo-biographie

CATHERINE BERNIS

vit et travaille entre Limoges et Paris.

La matière est la substance principale du travail de Catherine Bernis et définit les formes mêmes de l’œuvre. L’introduction de cette matière directement issue de la nature est pour l’artiste une manière de décrire physiquement le monde, non pour le représenter mais pour le constater.

Elle transpose ce savoir de la peinture ancienne, pigments, touches, textures et transparence dans une alchimie des matières qui se situe autant dans le règne végétal, minéral qu’organique. Son premier travail de restauration de tableaux, lui a permis de connaître de l’intérieur ce savoir de la peinture ancienne.

En réalisant des paysages qui s’apparentent à des natures mortes toutes en filigranes et à un niveau quasiment abstrait,elle explore l’émergence des formes. Se déploie alors un univers entre géologie et architecture, une parcelle de vie constituée de reliefs, d’écorces, d’incision et traces.

Jeanette Zwingenberger,
historienne de l’art.

L’utilisation du blanc dans son évolution vers l’élimination, trouve son point d’orgue dans l’exposition “la ville″(2001) où la ville, les personnages et les structures sont englouties par cette couleur. Dans sa série “Chaos” en 2011, elle met fin à la figuration avec un enchevêtrement de figures humaines, de mouvements, de sentiments et de volumes.

Dès lors, l’artiste s’oriente vers une peinture quasi abstraite, dominée par la matière et le geste, comme en témoigne son exposition à l’Institut Français de Slovaquie à Bratislava en 2015, avec une oeuvre évoquant des fonds marins où seules les textures soutiennent la légèreté de ces paysages.

Son langage est alors consolidé : la matière devient l’essence même de son travail, elle définit les formes, avec un accent particulier pour le blanc comme le constate l’exposition a la Galerie Pixi à Paris en 2016.
Dans l’Espace de l’Art Concret, Centre d’Art Contemporain à Mouans Sartoux, 2018,elle presente des sculptures sur papier où le volume et ses conséquences créent des ombres et des vides, des territoires dépourvus d’échelles.attestant la liberté d’une oeuvre qui n’a pas besoin de la narration et du symbolisme pour exister en tant que telle. Ces nouvelles textures conduisent l’artiste vers l’expression d’ un monde primitif, végétal, minéral et organique.

En parallèle à cette oeuvre, Catherine Bernis tient toujours un carnet qui est un laboratoire de travail indispensable à sa quête.

Amelie Aranguren,
commissaire indépendant.

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EXPOSITIONS COLLECTIVES (SÉLECTION)
2019 Galerie Pixi – Marie Victoire PoliakoffParis
2018 Biennale International d’Art Miniature Timisoara
2018 (1er prix section sculpture)
2018 Woman on Paper curator Nadine Gandy (Pdf)
2018 Espace de l’Art Concret
2018 Centre d’Art Contemporain Mouans-Sartoux
2017 Art Pampelonne Galerie Pixi Ramatuelle
2015 Galerie Pixi – Marie Victoire Poliakoff Paris
2015 SIT-IN Limoges
2014 Le Mas du Langoustier (Pdf) Ile de Porquerolles
2008 « Art et Science » pavillon du Verdurier Limoges
2007 Salle Atanne St Yrieix
2006 ARTÉNIM Nimes
2004 A Contrario galerie Limoges
2001 Galerie Claudine Legrand Paris
1997 Biennale Art et Vigne Château de Reuilly
1996 Hotel Holliday-in Paris Montmartre Paris
1992 Galerie Artset Limoges
1988 Galerie Claude Hemery Paris
1987 Salon d’Automne Paris
EXPOSITIONS PERSONNELLES (SÉLECTION)
2017 Galerie Artset (Photos)(installation)(Reportage FR3) Limoges
2011 Galerie Iconoclastes Paris
2010 la Minoterie (Photos) Marseille
2007 Miramar -La Havane Cuba
2007 Galerie Chantal Grangé Paris
2006 Galerie Librairie ancienne Laucournet Paris
2005 A Contrario galerie Limoges
2001 A Contrario galerie Limoges
1998 Galerie Chantal Grangé Paris
1996 Galerie Chantal Grangé Paris
1993 Galerie Artset Limoges
1992 Galerie du Sénat Paris
1990 Galerie du Sénat Paris
CATALOGUES
2018 Woman on Paper (Pdf) Texte : Nadine Gandy
Fabienne Grasser-Fulchéri
2016 La peau des choses (Pdf) Texte : Jeanette Zwingenberger
2013 Flux Texte : Jérome Felin
2012 L’isle de l’espoir Texte : Miguel Del Brai
2011 Chaos Texte : Christian Baron
2001 La ville Texte : Hubert de Blomac
1996 Intérieur Texte : Jean Pierre rose
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CATHERINE BERNIS

Lives and works between Limoges and Paris

Raw materials are a fundamental part of Catherine Bernis’ practice and directly impact the forms her work takes. By incorporating substances sourced directly from nature, the artist seeks to physically describe the world; not to represent it but simply to observe it.

She combines her knowledge of old paints, pigments, brush-strokes, textures and transparency in a form of material alchemy that would belong equally well in either the vegetable, mineral or organic kingdom. Her first job as a restorer of paintings helped her to gain an in-depth understanding of old paints.

She explores the birth of new forms, creating landscapes that resemble still lifes, both implicitly and on a semiabstract level. And so unfolds a universe encompassing both geology and architecture; a fragment of life with its own terrains, rough surfaces, incisions and scars

Jeanette Zwingenberger,
historienne de l’art.

The use of white in its evolution towards the elimination finds its high point in the exhibition “The city” in 2001, where the city, the people and the structures are engulfed by this color . “Chaos” (2011), was Catherine’s final venture into figurative art, portraying a tangle of human figures, movements, emotions and volumes. She then turned her hand to semi-abstract painting with an emphasis on raw materials and gestures, as demonstrated in her 2015 show at the Institut Français in Bratislava, Slovakia, with works evoking the topography of a seabed; a delicate landscape created by texture alone.

Over time she refined her language. Raw materials became the essence of her work and her forms became more defined, with a particular emphasis on white, as seen in her 2016 exhibition at Paris’ Galerie Pixi. In 2018 at the Espace de l’Art Concret in Mouans-Sartoux, Catherine displayed paper-based sculptural work where volume and its consequences – such as shadow and negative space – create terrains that are detached from any sense of scale, asserting the freedom of an art that dispenses with narrative and symbolism and exists on its own terms. These new textures have allowed the artist to begin depicting a primitive world; a world of plant, mineral and organic life.

In parallel with her work, Catherine also makes regular entries in a notebook, which serves as an invaluable testing-ground in the course of her artistic journey.

Amelie Aranguren,
Independent curator.