Catherine Bernis

Née en 1955, vit et travaille entre Limoges et Paris

Formée au dessin à l’Académie de la Grande Chaumière à Paris, puis à la restauration de tableaux anciens dans un atelier parisien, Catherine Bernis développe une connaissance approfondie des matériaux, des strates picturales et des processus de transformation de la matière, qui nourrit durablement sa pratique artistique. Son travail se situe à la croisée du dessin, de la sculpture et de l’installation.
Catherine Bernis explore l’intimité de la matière, jusqu’à rejoindre nos paysages mentaux. Elle compose des reliefs instables, des topographies qui semblent à la fois émerger et s’effondrer, se situant entre géologie et cosmologie.
Depuis les années 1990, elle expose régulièrement en France et à l’étranger, dans des galeries, centres d’art et lieux patrimoniaux.

SÉLECTION EXPOSITIONS PERSONNELLES

2025 — Musée national Adrien Dubouché, “ monde(s) de papier et de porcelaine ”, Limoges
2023 — Galerie Papiers d’Art, “ Voler et nager ”, Paris
2023 — Éditions Dernier Télégramme, “ (m)ondes ”, Limoges
2020 — Galerie Papiers d’Art, “ Éléments ”, Paris
2018 — Galerie Pixi – Marie Victoire Poliakoff, Paris
2016 — Galerie Pixi, “ La peau des choses ”, Paris
2015 — Institut français de Slovaquie, “ Fonds marins ”, Bratislava
2007 — Miramar, La Havane, Cuba

SÉLECTION EXPOSITIONS COLLECTIVES

2026 — Rudéral Galerie, “ Ce que la matière garde ”, Limoges
2026 — “ 40 ans de la Galerie Pixi ”, Paris
2026 — Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine, Limoges

2024 — Galerie Kahn, “ New York-Ars-Tokyo ”, Ars-en-Ré
2023 — Biennale des artistes, Galerie des Hospices, Limoges
2022 — Bienvenue Art Fair, Galerie Pixi, Paris
2019 — The Project Gallery, “ Man of the moon ”, Athènes
2018 — Biennale Internationale d’Art Miniature, 1er prix sculpture, Timisoara

SÉLECTION PUBLICATIONS

2025 — Vif numéro Deux, Éditions Trente oiseaux / L’Atelier du Bas Cros
2023 — Voler et nager, texte Yuri Levy-Kumata, poème Isabelle Lévesque, Éditions L’Herbe qui tremble
2023 — (m)ondes, texte Jeanette Zwingenberger, Collection ZA, Éditions Dernier Télégramme
2021 — Éléments, texte Amélie Aranguren, Éditions This Side Up
2019 — Monades, texte Matthieu Gounelle, Éditions Inland Campoadentro
2018 — Women on Paper, Éditions Espace de l’Art Concret
2016 — La Peau des choses, texte Jeanette Zwingenberger

PARCOURS

Catherine Bernis s’installe en 1973 à Paris, elle étudie le dessin à l’Académie de la Grande Chaumière, en suivant parallèlement une formation de restauration de tableaux anciens. Mais à contre-courant des attitudes cosmopolites des années 1980, l’artiste quitte rapidement la ville pour un mode de vie plus introverti et une reconversion vers une pratique personnelle, en lien étroit avec le paysage.
À partir des années 1990, son travail est régulièrement montré à Limoges, à Paris, à l’étranger et dans diverses institutions.

Dans son évolution minimaliste, Catherine Bernis s’attache au blanc – ce blanc qui, dans “La ville” Galerie A Contrario, Limoges, 2005, recouvre et engloutit la ville, les personnes et les structures. Son voyage à Cuba, où elle expose “L’île de l’espoir” en 2007, marque un tournant : la rencontre avec les artistes locaux l’amène à mesurer l’engagement et le risque qu’induit la création, affirmant ainsi sa responsabilité d’artiste.
En 2011, avec la série “Chaos” Galerie Artset, Limoges, elle met fin à la figuration et s’oriente vers une peinture quasi abstraite, dominée par la matière et le geste. Ce tournant vers l’abstraction s’affirme encore dans “Fonds marins” Institut Français de Slovaquie, Bratislava, 2015, où les textures seules soutiennent la légèreté des paysages. La matière devient l’essence même de son travail, en définissant les formes.
En 2016, elle abandonne la toile pour le dessin, comme en témoigne “La Peau des Choses” Galerie Pixi, Paris.
En 2018, à l’Espace de l’Art Concret, elle présente la série “Monades” : sculptures sur papier où volumes et vides composent des territoires sans échelle, libérés de toute narration.
Au printemps 2020, dans la solitude du confinement, l’artiste amorce une fuite intérieure. De là naissent les paysages intérieurs, où elle met le papier à l’épreuve de l’eau, des incisions et des pigments.
Ces travaux sont présentés à Paris avec la série “Éléments” Galerie Papiers d’Art, 2021.
Dans la série “(m) ondes” Galerie Papiers d’Art, 2022, lignes et fibres deviennent le centre de sa recherche : dessin, matière et pensée s’y unissent comme sur une grande page d’écriture. Avec “Voler et Nager” Galerie Papiers d’Art,
2023, elle poursuit cette exploration : “Les univers de l’air et de l’eau se confrontent aux éclats incandescents de couleurs…
L’artiste explore le papier sans relâche, pour dévoiler la multiplicité et la richesse de cette matière.” – Yuri Levy-Kumata
La même année, la série “Formes” Galerie Pixi, Paris voit la couleur prendre toute sa force.
2023, 2024, attirée par les similitudes entre la blancheur de la porcelaine brute et les reliefs de ses oeuvres en papier, Catherine explore un nouveau médium, le kaolin. Ce travail aboutit à l’exposition monographique “Catherine Bernis, monde(s) de papier et porcelaine” au Musée national Adrien Dubouché Limoges, 2025.
Elsa Bachelard, commissaire de cette exposition, écrit : (extrait) [… “Nulle île n’est une île”, titre poétique d’un essai de Carlo Ginzburg consacré à la littérature (Paris, Verdier, 2005), reprenant la citation de Blaise Pascal “Nul homme n’est une île”, résonne avec l’oeuvre de Catherine Bernis qui nous montre que chaque île, chaque individu, bien que singulier et solitaire, a besoin d’être connecté à d’autres. L’artiste nous invite à penser les liens entre ce qui nous entoure et notre monde intérieur, le statut d’artiste et notre condition humaine commune…]

2018 Vue de l’exposition – Women on Paper – Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux.